Le blog de Antoine GUILLET

La notion de secret professionnel renvoie de manière quasi automatique au cadre légal et aux règles de Droit qui l’organisent. Elles définissent les professionnels soumis au secret ainsi que les situations d’interdiction, d’autorisation ou d’obligations de transmettre ou partager une information. Ce cadre légal s’est densifié et complexifié le rendant difficilement lisible pour les professionnels et encore davantage pour les personnes qu’il est censé protéger.

J’ai déjà pu écrire sur ce site sur la question du partage d’informations nominatives dans le cadre du service social du travail, notamment autour des commissions sociales de CE ou des questions d’autorité et de pouvoir à comprendre et analyser afin de penser le partage ou la transmission d’une information.

L’assistant social du travail est bien souvent amené à intervenir en lien avec le Comité d’Entreprise, ou la commission « sociale » de celui-ci lorsqu’il en est doté, lorsqu’un salarié sollicite un soutien financier auprès de cette instance.

En effet, les CE proposent dans un certain nombre d’entreprises des prêts ou des subventions pour les salariés. Les « critères d’attribution » ainsi que les priorités données à tel ou tel type d’aide sont définis par le CE, donc par les représentants du personnel et des représentants de la direction de l’entreprise.

Les assistants sociaux exerçant directement en entreprise ou au sein d’un service social interentreprises peuvent être amenés à intervenir auprès des salariés en lien avec une problématique familiale et/ou éducative même si parfois cela ne constitue pas forcément la « porte d’entrée » du salarié qui s’adresse à l’assistant social de son entreprise. Pour autant, ces professionnels n’ont a priori pas à intervenir sur des questions relatives à la protection de l’enfance.

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